mercredi, 03 janvier 2007
Please Kill Me... Legs Mc NEIL - Gillian Mc CAIN

Pourquoi ce livre est INDISPENSABLE?
- Parce que c'est l'histoire du Punk Ricain...
- Parce que ce sont les acteurs de cette époque qui en parlent et qu'il n'y a pas de blabla inutile...
- Parce que ça tape direct dans les anecdotes, parfois les mêmes suivant plusieurs points de vue...
- Parce qu'il fait plus de 600 pages...
- Parce que rien, vraissemblablement, n'est censuré...
- Qu'on le veuille ou non, ils sont tous entrés dans l'histoire plus ou moins bien...
- Parce que c'est brut de coffre...
- Parce que Les Stooges, Les Ramones, Le Velvet Underground, Le MC5, Johnny Thunder, Patty Smith, Television...
- Parce qu'il a été réactualisé pour la traduction Française...
- Parce que Sex, Drugs & WacK n' Woll...
- Et parce que la couverture est à côté de la plaque totalement, contrairement à l'édition américaine...
- Parce que Fa et Doudou me l'ont offert...

22:25 Publié dans Punk Culture | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Please Kill Me, Legs Mc Neil, Gillian Mc Cain, Punk, Musique
mercredi, 05 avril 2006
Les Punks ont-ils apporté quelque chose à la musique?
Fa m’a laissé un commentaire sur ma note « Et si on parlait de SEX ». Elle me dit qu’elle n’aime pas ce groupe car il est grossier, vulgaire, limite aucun talent… Et elle me pose la question : Qu’ont-ils apporté à la musique ?
Déjà je vais répondre à cette histoire de vulgarité et de grossièreté : Il faut déjà remettre ce groupe dans le contexte culturel Anglais qui, comme chacun le sait est maniéré, coincé. L’Angleterre des années 70 ne donne pas un avenir brillant aux jeunes. Le taux de chômage est élevé, et l’ère Tatcher s’annonçait. Donc rien de reluisant. Les ghettos pour les différentes ethnies sont chose courante et la protection sociale est inexistante. Dans ce contexte il était temps de réveiller tout le monde en faisant du bruit et que la classe ouvrière crie sa révolte. Dans ce cadre là, les Pistols ou les autres groupes de l’époque n’étaient pas plus vulgaire que Coluche en France au même moment.


Maintenant d’un point de vue musical : La période fin années 60 swingin’ London (à la Austin Powers pour ceux qui connaissent pas) est terminée depuis longtemps, le pouvoir de la fleur était fanné, les paillettes du glam Rock de Slade (opportunistes assumés), Roxy Music, Marc Bolan (décédé, ce qui va marquer profondément John Lydon au passage), et le Ziggy Stardust de Bowie ne brillent plus. L’époque était au Rock virtuose de Led Zeppelin, des Who, Deep Purple. Mais ces groupes commençaient à s’essouffler. En 1973 les Pink Floyd avait sorti sûrement leur plus grand album avec The Wall : The Dark Side Of The Moon… Et la jeunesse commençait à se lasser du pompeux de Genesis Et comme pour toute vague musical il fallait un renouveau. Le reggae perçait mais n’était pas assez représentatif de la jeunesse blanche malgré les groupes Skinhead (A ne pas confondre avec les Skinheads fascistes qui sont en fait des Boneheads, mais j’y reviendrais aussi). Il fallait une musique dans laquelle la jeunesse d’alors se reconnaîtrait… Et cette reconnaissance passait par un retour aux sources de la manière la plus viscérale qui soit : le Rock&Roll simpliste...

Mais bon, revenons en Grande Bretagne… Malgré les différents courants musicaux ayant traversé les deux décennies précédentes, des jeunes continuaient à faire dans leur garage leur propre musique, que ce soit ceux qui se revendiquaient Teddy Boys, ou Mods (reconnaissable à leurs parkas et leurs scooters customisés), ou les rockers les plus basics. L’explosion des Pistols et leur médiatisation ont permis de redonner un coup de jeune au rock et ouvert la voie à des musiciens souvent médiocres et redonner au style ses lettres de noblesse…
Paradoxalement, le Punk est moins rapide d'un point de vue technique que bien des morceaux de Bill Haley, Eddie Cochran, Jerry Lee Lewis ou Little Richard. . Le genre le plus violent de ce courant étant la Oï musique, mais j’y reviendrais aussi…
Les Pistols ont donc ouvert la voix aux Clash qui ont été ce qu’il y a pratiquement de meilleur à la fin des années 70 et au début 80. Musique efficace et métissée, paroles contestataires défiant l’autorité et dénonçant les injustices sociales. Les Damned étaient pour leur part les bouffons du roi mais ont permis à Captain Sensible de pondre un hit canulard (Wot) quelques années plus tard. Les Stranglers sont partis de la scène Punk mais ils étaient mis à part voir rejetés par la communauté de fans avec leur musique plus sophistiquée et des textes plus intellectuels. Generation X pond une musique proche des Pistols mais Billy Idol, membre du groupe fera une meilleure carrière solo dans le Hard FM. Siouxie allait monter les Banshees et ouvrait la voix à un nouveau courant : la New Wave avec les Cure, et Joy Division. En fait toute la scène Underground se retrouvait dans ce mouvement qui ne se résume pas à un style musical mais bel et bien à une union culturelle regroupé sous une seule étiquette… Le punk… Sans compter les artistes peintres, photographes, les écrivains...
La culture (ou no culture) punk a donc ouvert la porte à la New Wave et allait faire des petits dans d’autres pays dont la France. Le punk a permis à un tas de jeunes la possibilité de faire de la musique sans fioriture, de manière simple et efficace. L’essence même du Rock&Roll… Les punks ont ramené la liberté d’expression et la revendication dans les textes par le biais de la provocation (l’usage de la croix gammée pour certains d’entre eux était même plus que douteux malgré le fait que leur discours était contraire au racisme et l’intolérance, mais pour eux tout était bon pour botter le cul des biens pensants et se faire entendre). La mode et l’art aussi ont été marqués par le punk. Que ce soit dans la coiffure ou les vêtements, l’usage du piercing rentré dans les mœurs, la liberté d’expression. Le punk faisait un constat social clairvoyant de son époque et prônait la tolérance et l’ouverture (Rock The Casbah des Clash était un hommage au groupe Carte de Séjour de Rachid Taha). La marque du Punk a été si forte que Roger Waters, avant la sortie de l’album Animals en 1976 a envisagé de rebaptiser (Authentique !!!) son groupe PINK FLOYD en PUNK FLOYD…
Sans le punk la musique des années 80 n’aurait pas été ce qu’elle a été (même s’il y a eu pas mal de désastres de ce côté-là). Je n’ai pas encore abordé le Punk en France, ni aux Etats-Unis, mais à ce stade on peut dire tout simplement que le Punk est une étiquette simplement. Rien d’autre qu’un qualificatif pour un courant de pensée existant depuis pas mal d’années. Ce n’est rien d’autre que du Rock & Roll qui a retrouvé son esprit contestataire et qui a été ramené au peuple et la jeunesse… Bien entendu je n'ai pas encore parlé de la relation des groupes avec la drogue et de la scène US qui a son histoire aussi... Le thème est vaste...

22:15 Publié dans Punk Culture | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Petites précisions comme ça au passage...
No Future : Slogan tiré de la chanson des « Sex Pistols God Save The Queen » où la Reine Elizabeth II est insulté et son régime traité de fasciste et la prévient que sa monarchie n’a aucun futur (No Future For You…). En France cette expression a parfois été interprétée à tort comme une auto description de la génération Punk qui serait sans futur ce qui, en soit, est un contresens, les punks se voyant plutôt comme lucides sur la réalité ambiante de l’époque (chômage, précarité… No comment…)
Pogo : Danse très délicate et gracieuse qui, selon la légende, a été créée par Sid VICIOUS qui, à cause de sa petite taille, sautait en l’air pendant les concerts des Pistols et bousculait tout le monde. Le Pogo est à l’origine un programme Top Secret de l’armée US des années 50 sur un avion à décollage et atterrissage vertical.

17:45 Publié dans Punk Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Et si on parlait de Sex? (*)
1974 : Malcom MC LAREN employait le bassiste Glen MATLOCK du groupe de Rock Garage The Swankers dans sa boutique. The Swankers comptait dans ses rangs Steve JONES (Guitare) et Paul COOK (Batterie)… Leur répertoire ? Beatles, Stones, Small Faces… Mc LAREN les pousse à composer. Mais le résultat est loin d’être à la hauteur des espérances…
1975 : MC LAREN part à New York relancer la carrière des NEW YORK DOLLS mais se ramasse en beauté... Pendant ce temps les Swankers font passer des auditions à divers chanteurs (dont Nick Kent le critique Rock) qui se révèlent toutes infructueuses. Bernie RHODES (futur manager des CLASH) repère dans la boutique de MC LAREN John LYDON (il a les cheveux verts à l’époque…) qui portait un T-shirt « I Hate Pink Floyd »

LYDON est agressif, dédaigneux mais il séduit les autres par ses qualités de meneur et son arrogance. Lydon vit au nord de Londres dans le quartier Jamaïcain et Irlandais… Un quartier désoeuvré… Il grandit dans la misère. A sept ans il passe un an entre la vie et la mort dans un hôpital en raison d’une méningite. Cette maladie le laisse amnésique, légèrement bossu et surtout lui donne son regard halluciné. Il connaît renvois sur renvois des établissements qu’il fréquente, refuse l’autorité, est en état de rébellion permanente et voue un culte à Bowie, TRex, les Stooges, le Reggae Jamaïcain et… Miles Davis. Au lycée il rencontre John « Wobble » WARDLE (futur Jah WOBBLE de Public Image Ltd) et John RITCHIE.
RITCHIE est un gosse innocent, mal dans sa peau, perturbé, agressif et adepte de l’automutilation. LYDON le rebaptise Sid VICIOUS (rapport à son hamster Sid qui un jour mordit son père…). Ensemble ils fréquentent les boites de Soul et les clubs gay qui ont « toujours eu les meilleurs disques ». LYDON a les cheveux colorés, porte des vêtements déchirés, des sacs poubelle et se fait insulter dans la rue.
MC LAREN entre temps est revenu à Londres, rebaptise sa boutique « SEX » et met le grappin sur les Swankers pour les rebaptiser « SEX PISTOLS » du nom d’un T-shirt de sa boutique. Jones et Lydon ne peuvent pas s’encadrer. Mais Mc Laren insiste pour ne pas qu’il soit évincé.

LYDON écrit les paroles de God Save The Queen. Jones compose et Matlock est choqué et refuse de jouer le morceaux. LYDON devient ami de Chrissie HYNDE (futur chanteuse des Pretenders). Leur premier concert a lieu en novembre 1975 à l’Art School. Et jouent une dizaine de fois en décembre. Ils sont rejetés par les étudiants à cause de leur look et leur musique agressive. Malgré tout après un concert à Bromley dans une fac, un groupe de fidèles se met à les suivre. Parmi eux : Steve SEVERIN et Siouxsie SIOUX (Futurs Siouxie And The Banshees) ainsi que Tony James et Billy IDOL (futurs génération X). Sid Vicious gravite autour du groupe et se shoote à l’héroïne.
LYDON insulte le public. Ils font la première partie des 101ers de Joe STRUMMER qui, impressionné par leur énergie, quitte ce groupe et part fonder les CLASH. Chaque concert est synonyme de bagarres en tout genre. Lydon est rebaptisé Johnny ROTTEN (Johnny le pourri) par Steve JONES à cause de ses dents dans un état désastreux.

1976 : Les Sex Pistols signent chez EMI, et sont invités sur la BBC par Bill GRUNDY (le Michel DRUCKER local), fait des propositions malhonnêtes à Siouxie SIOUX pour l’après émission et fait une boutade sur la mauvaise réputation du groupe. L’émission dégénère et choque l’Angleterre. La tournée suivant est un échec. Ils sont refusés dans les salles de concert et les scandales s’enchaînent.
1977 : Sortie de leur seul et unique album "Nevermind The Bollocks, Here Comes The Sex Pistols (Rien à branler, voilà les Sex Pistols)" qui sera censuré par les disquaires. Suite aux scandales répétés EMI casse leur contrat. Mc LAREN jubile et Glen MATLOCK quitte le groupe remplacé aussitôt par Sid VICIOUS mais piètre bassiste il est secrètement remplacé en studio par MATLOCK. La tension entre Mc LAREN qui cherche à se tirer la couverture avec notamment le film « The Great Rock ‘n Roll Swinddle » (La grande escroquerie du R&R)et les autres membres est de plus en plus importante. Ils font une reprise monstrueuse (la seule écoutable d’ailleurs pour ma part ») de My Way (Comme d’habitude) chantée par un Sid VICIOUS en free style après son overdose.
1978 : sonne le glas du groupe de manière sordide. Nancy SPUNGEN la compagne de VICIOUS est retrouvée morte et il se retrouve mis en examen pour meurtre. Libéré trois mois après sous caution, il meurt d’une overdose avant son procès. ROTTEN redevient LYDON et forme PIL (Public Image Ltd). Un single sera un carton quelques années plus tard : This Is Not A Love Song

1996 : le groupe se reforme le temps d’une tournée « pour le fric et terminer comme il faut ce qui s’est finis sur des points de suspension » dixit les membres du groupe.
2006 : le groupe a été intronisé au Rock & Roll Hall of fame mais Lydon a envoyé un mot d’excuse digne de la grande époque :
"Comparé aux Sex Pistols, le rock And Roll et ce Hall of Fame est une tache de pisse. Votre musée, de l'urine dans du vin. On ne viendra pas, on n'est pas vos singes, et alors ? 25.000 dollars pour une table, tout ça au profit d'une association à but non lucratif qui nous vend des vieilles stars... Félicitations",
Elle a été lue lors de la remise de leur prix, lundi 13 mars à New York…

17:15 Publié dans Punk Culture | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 01 avril 2006
3 - Punk & Mode
Maintenant que j’ai parlé un peu d’art, je vais m’attaquer à la mode Punk… Tout le monde a en tête le look en question avec les épingles à nourrice, les fringues lacérées, les t-shirts provocateurs, les cheveux colorés ou décolorés, la crête, enfin tout l 'accoutrement du parfait keupon… Mais pour mieux comprendre le pourquoi du comment, il faut revenir aux deux personnes à l’origine de ce look : Malcolm MC LAREN et sa compagne Vivien WESTWOOD…

Malcolm MC LAREN producteur de Rock et World Music est né en 1946 dans un quartier résidentiel au nord de Londres au sein d’une famille de la moyenne bourgeoisie juive et fut éduqué par un précepteur. Au lycée il découvre le Rock n’ Roll de Buddy HOLLY, PRESLEY, VINCENT, COCHRAN et gardera toujours le goût de ce son. En 1962, il rentre à l’Art School de Croydon. Assiste au premier concert des Beatles en 1963 qu’il ne trouve pas assez sexy et se passionne pour le rythm & blues des Pretty Things plus provocateurs que les Rolling Stones. Il fréquente alors les boites de Soho. En 1971 il ouvre une boutique à King’s Road baptisée Let It Rock avec Vivien WESTWOOD. On y achète alors des panoplies de Teddy Boys de la fin des années 50 et tout comme l’Open Market de Marc ZERMATI à Paris, l’international R&R allant de Iggy POP au MC5 s’habille chez lui lors de leurs passages à Londres.

En 1974, il décide d’aider les New York Dolls en pleine ramasse, en les réhabillant d’uniformes rouges et de symboles maoïstes le temps d’une tournée qui sera un fiasco total. Il se retrouve alors laveur de carreaux pour payer la cure de désintoxication du bassiste Arthur Kane. De retour à Londres en1975, il rebaptise sa boutique du nom de « Sex » en compagnie de sa compagne. Ils récupèrent alors les accessoires d’habillement Sado Maso des sex shops afin de présenter à la société qu’ils jugent vide et amorale ses côtés les plus sombres.

Vivien WESTWOOD invente les Bondage Pants pantalons dont les jambes sont liées par une sangle. En1981 elle commence sa carrière de styliste avec sa collection « Pirate », enseigne ensuite dans plusieurs grandes écoles et se retrouve finalement décorée par la Reine d’Angleterre de l’Ordre de l’Empire Britannique. Ses tenues sont à son image, pleines d’audace et d’anti-conformisme… L’usage de l’épingle à nourrice apparaît en 1976 et est immortalisée par le graphiste Jimmy REID au travers du dessin d’Elizabeth II où un de ses sympathiques objets se trouvent plantés dans sa joue… L’esthétique du punk était née…
Par ailleurs le couple a employé un temps le bassiste et chanteur Glen MATLOCK qui répète du Rock Rythm & Blues depuis un moment dans un groupe s’appelant Swankers (Les Epatants, les Clinquants). Mais MC LAREN a une autre idée en tête…

Le Bondage Pants
14:40 Publié dans Punk Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
2 - Punk et Dadaïsme
1976 est donc simplement une année charnière… Et non pas un commencement d’un style à part entière comme beaucoup de monde peut le penser…
Le terme Punk Rock est donc employé depuis le milieu des années 60 pour qualifier les groupes de Rock de lycéens répétant dans leur garage que l’histoire a plus ou moins oublié même si on y trouve quelques groupes excellents comme les Remains. On peut encore trouver des rééditions des fameuses compiles (enfin pour ceux qui connaissent…) Nuggets ou Pebbles (mais faut vraiment chercher…)
C’est maintenant que je passe pour un grand malade et que je vais tenter d’expliquer ce que recouvre le terme punk dans l’histoire de l’art américaine en remontant au début du XXème siècle avec la révolution artistique la plus extrémiste qui soit : le Dadaïsme…
Petit rappel sur le Dadaïsme : Le Dadaïsme est un mouvement artistique fondé autour de Hugo Ball en 1916 et qui se traduit par une remise en question des modes d’expression artistiques traditionnels. Ce mouvement n’a pas de dogme et n’est pas non plus une école… Mais tout simplement un rassemblement d’électrons libres…
En 1963 Tristan TZARA, poète Roumain et un des pères fondateurs du Dadaïsme déclara : « Dada n'était pas seulement l'absurde, pas seulement une blague, dada était l'expression d'une très forte douleur des adolescents, née pendant la guerre de 1914. Ce que nous voulions c'était faire table rase des valeurs en cours, mais, au profit, justement des valeurs humaines les plus hautes. »
Quelque part, on ne se rapproche pas d’un esprit dit « Punk » ? Les Dadas provoquaient pour bousculer les pensées et crier leur ras le bol de leur époque… On peut citer notamment Marcel Duchamp, précurseur d’une esthétique Punk et qui se trouve être le premier à donner un statut d’œuvre d’art à des objets usuels comme « le porte bouteille », l’urinoir appelé « Fontaine » ou le siège d’une cuvette de toilettes… Ce qui inspirera au passage la démarche du Pop Art américain…
Ca va tu ne dors toujours pas toi qui me lit ? Tu me permets, on se tutoie? Tu tiens le coup toujours ? Tu commences à cerner le truc ? Je sais c’est long, mais au fur et à mesure le puzzle se met en place… Je vais donc pouvoir continuer à écrire sur le sujet quelque temps ? Si tu veux que je m’arrête faut le dire hein ? Merci tout de même...

Marcel DUCHAMP : La fontaine (1917)
01:15 Publié dans Punk Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
1 - Punk? What Is It?
Comme je le disais dans un autre article et en tant qu’amoureux de la musique et des réalités historiques (oui c’est compatible), j’ai décidé de faire quelques articles sur ce courant musical que j’apprécie autant que d’autres mais dont le sens à été galvaudé et contrairement aux apparences se trouve être d’une très grande richesse…
Tout d’abord que signifie le mot « punk »… Le mot « punk » vient de l’anglais « Punk »… Etonnant non ? Un punk est une personne facilement dupe ou incohérente, ou encore un objet sans valeur… Le terme a commencé à être employé dans les années 1965/67 pour désigner les groupes de Rock Garage amateurs qui venaient des petites villes américaines. Il est tombé ensuite en désuétude avant de ressurgir en 1972 afin de qualifier des groupes pratiquant un rock animal et sauvage tels que les Flamin Groovies, le MC5, les Stooges ou les New York Dolls. Mais ce terme est resté peu répandu…
1976 : Legs MC NEIL crée le magazine « Punk » aux Etats-Unis axé sur les groupes pratiquant un rock primaire comme les Ramones ou Blondie (avant la période Atomic ou Heart of Glass) ou ceux pratiquant un nihilisme provocateur comme Richard HELL dans Television ou les Dead Boys de Stiv BATORS.
Petite précision pour Richard HELL... Il fonda Television avec Tom VERLAINE (Né Tom MILLER) puis parti ensuite fonder les Heartbreakers avec Johnny THUNDERS. HELL est une inspiration reconnue pour John LYDON dit Johnny ROTTEN à cause de ses dents de velours... Mais je reviendrais sur les groupes influents une autre fois...

Pour les ceusses qui ont tenu jusque là, vous commencez à comprendre la confusion de ces fameux trente ans ? Parce que c’est maintenant que va apparaître un personnage qui déclenchera le "great rock & roll swindle" (la grande escroquerie du rock & roll) : Malcolm MC LAREN… (Lui aussi on verra plus tard...)

Couverture de Punk Magazine N°1 avec le Blue Oyster Cult, Patti Smith, Satan, Eddie & The Hot Rods... Le tout pour 1$ en Février 76... Que du bon de chez bon...
00:10 Publié dans Punk Culture | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note










