lundi, 26 novembre 2007

Fils de Saddam...

J'ai reçu une copie d'un texte écrit il y a quelques années par mon vieil ami Sébastien Chartier... C'est un texte sur les engagés Golfe. Les engagés Golfes étaient des appelés à qui la Marine avait promis monts et merveilles. Ces gars là ont amené à l'époque un état d'esprit unique en son genre. Mais ils se sont un peu fait avoir et, avec le recul, ce contrat leur a donné une attitude quelque peu désabusée qui a amené un état d'esprit différent et iconoclaste à bord...

Ce texte a été écrit avec le coeur... Je les ai connus, et je sais de quoi Sébastien parle... Ce texte est un hommage. Les noms ne sont pas changés et seize ans après ils sont toujours là quelque part...

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Ode aux héros

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Qu’ils soient FAURE,CHARTIER, LE HAN et BERBUDEAU ou bien GLATKA, TERRASSON, LAPENE et MARTINEAU, ils n’ont eu qu’un seul tort, celui de ne pas être morts.

Car, bien vivants, ils sont rentrés et dans l’anonymat, ils ont replongé.

Ces huit noms là, croyez moi, je ne les oublierai jamais.

Car, qu’on le veuille ou pas, ils étaient tous extras.

Leur esprit patriote en firent tous des potes.

Dans une société, ou la flamme du patriotisme fait maintenant parti de passé, ils y ont cru et ont voulu la ranimer.

Allant a l’encontre des conseilleurs bien intentionnés, ils se sont tous engagés.

La guerre venant d’éclater, ils risquaient d’y aller.

Les coudes se sont resserrés en même temps que les amitiés naissaient.

Quoique vous fassiez, rien ne pourra les faire oublier.

Car messieurs, leur courage, pour toujours, vous fera ombrage.

Venant d’Aubagne, Paname ou Amsterdam, aujourd’hui tous ils se pâment, car pour toujours, ils seront :

des Fils de SADDAM.

SEBASTIEN CHARTIER

Commentaires

Dans la tête du citoyen lambda, l'engagement dans l'armée n'a plus rien à voir avec le patriotisme. Pourtant il est bien là pour une grande partie de ceux qui s'engagent.

Mon oncle a fait la guerre du Golfe. Je m'en rappelle, même si j'étais petite. Grâce à lui j'ai pu connaître un peu ce qu'était la légion étrangère (ce qui est encore différent de la marine)... C'est passionnant de l'écouter parler de ses histoires. Mais je retrouve un peu de ce que tu écris ici, ou dans le post précédent... Un 'travail' (ou vocation) dur, mais des contacts humains au delà de ce que l'on pourrait imaginer.

c'est vraiment un monde à part. J'aurais aimé faire le service militaire. Ca a l'air bizarre comme idée, mais on a besoin de se sentir membre d'un pays, savoir que l'on fait partie d'un tout, savoir quels sont les enjeux. Le point positif était la mixité des gens, des classes. Peut être que ça aiderait dans la société actuelle, même s'il est impossible de faire marche arrière, et de le remettre en place.

Et puis ce serait d'un autre niveau que cette journée d'appel, où les tests ne sont faits que pour savoir le niveau d'alphaBETISation (lecture d'un journal télévisé, etc).

Ecrit par : querna | lundi, 26 novembre 2007

Querna > Si je pars d'un point de vue personnel, le patriotisme n'avait rien à voir avec mon engagement dans l'armée, mais plutôt l'envie de prendre le large et voyager. J'étais loin de m'attendre à ce que j'ai pu y connaitre. Je n'ai toujours pas la réponse au fait de savoir si j'étais où non militaire. Dans ma tête j'étais technicien radariste. Les défilés me prenaient la tête, la marche au pas me gonflait, le salut tout autant et les rapports de hiérarchie me sortaient par les trous de nez étant plutôt de nature anar.

Et pourtant, inconsciemment, ça m'a atteint. On ne m'a jamais autant dit que j'étais militaire dans mon attitude au travail que depuis que je suis civil. J'ai un grand respect du systeme hierarchique à partir du moment où il est logique et sans abus.

Quant à la journée d'appel et la disparition des appelés ça a été un mal plus qu'un bien à tout niveau. J'ai vu des appelés arriver à bord totalement réfractaires à l'armée, finir par s'engager à la fin parce qu'ils avaient découvert autre chose que leur quotidien ou une possibilité de s'échapper de ce qu'ils avaient connus jusqu'ici. Lorsque j'étais sous off, j'étais très dur avec les nouveaux engagés pour les tester. Les appelés que j'ai eu avaient un traitement de faveur. J'étais contre le fait de faire bosser des gars et les mettre corvéables à merci alors qu'ils ne gagnaient que 500 balles par mois. Ils avaient le choix de préparer leur retour au civil, ou travailler sur le matériel radar avec nous. Je me suis souvent pris de bec avec ma hiérarchie à cause de ça d'ailleurs. Leur seule obligation? Avoir la cafetiere alimentée en permanence. Je refusais le vouvoyement et tout le toutim.

Mais attention, ça ne se passait pas non plus comme ça dans les autres services. Bien entendu nous avions des petits chefs en mal d'autorité qui ne comprenaient pas notre fonctionnement et mettaient la pression à leurs gars. Je reste persuadé que l'on obtient le maximum du potentiel des gens dans une ambiance détendue et avec un minimum de pression et si possible avec un maximum d'humour. On achete pas le respect des autres, on le gagne...

Ecrit par : Arno Du Saint Kant | mardi, 27 novembre 2007

Je confirme ce que dit Arnaud. Pour avoir bossé à bord avec lui je peux dire qu'il n'est vraiment pas militaire pour un sous. Plutôt fouteur de merde qu'autre chose. Et le café, c'était en majeur partis pour sa gueule !!!
Mais bon, je l'aime quand même, hein mon Pilou d'amour.

Ecrit par : romuald | dimanche, 02 décembre 2007

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