samedi, 01 avril 2006

2 - Punk et Dadaïsme

1976 est donc simplement une année charnière… Et non pas un commencement d’un style à part entière comme beaucoup de monde peut le penser…

Le terme Punk Rock est donc employé depuis le milieu des années 60 pour qualifier les groupes de Rock de lycéens répétant dans leur garage que l’histoire a plus ou moins oublié même si on y trouve quelques groupes excellents comme les Remains. On peut encore trouver des rééditions des fameuses compiles (enfin pour ceux qui connaissent…) Nuggets ou Pebbles (mais faut vraiment chercher…)

C’est maintenant que je passe pour un grand malade et que je vais tenter d’expliquer ce que recouvre le terme punk dans l’histoire de l’art américaine en remontant au début du XXème siècle avec la révolution artistique la plus extrémiste qui soit : le Dadaïsme…

Petit rappel sur le Dadaïsme : Le Dadaïsme est un mouvement artistique fondé autour de Hugo Ball en 1916 et qui se traduit par une remise en question des modes d’expression artistiques traditionnels. Ce mouvement n’a pas de dogme et n’est pas non plus une école… Mais tout simplement un rassemblement d’électrons libres…

En 1963 Tristan TZARA, poète Roumain et un des pères fondateurs du Dadaïsme déclara : « Dada n'était pas seulement l'absurde, pas seulement une blague, dada était l'expression d'une très forte douleur des adolescents, née pendant la guerre de 1914. Ce que nous voulions c'était faire table rase des valeurs en cours, mais, au profit, justement des valeurs humaines les plus hautes. »

Quelque part, on ne se rapproche pas d’un esprit dit « Punk » ? Les Dadas provoquaient pour bousculer les pensées et crier leur ras le bol de leur époque… On peut citer notamment Marcel Duchamp, précurseur d’une esthétique Punk et qui se trouve être le premier à donner un statut d’œuvre d’art à des objets usuels comme « le porte bouteille », l’urinoir appelé « Fontaine » ou le siège d’une cuvette de toilettes… Ce qui inspirera au passage la démarche du Pop Art américain…

Ca va tu ne dors toujours pas toi qui me lit ? Tu me permets, on se tutoie? Tu tiens le coup toujours ? Tu commences à cerner le truc ? Je sais c’est long, mais au fur et à mesure le puzzle se met en place… Je vais donc pouvoir continuer à écrire sur le sujet quelque temps ? Si tu veux que je m’arrête faut le dire hein ? Merci tout de même...









Marcel DUCHAMP : La fontaine (1917)

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